Regarder devant

Il est encore tard et j’ai besoin d’écrire, alors comme d’habitude, je reviens ici. 

Rares sont les fois où je m’exprime en publiant un statut sur Facebook mais au vu des récents évènements, j’avais ce besoin, à ce moment là, de le partager avec « mes amis » Facebook uniquement. 

Voici le post : 

« Il faut arrêter de s’octroyer le droit de revenir dans la vie des gens après tant d’années d’absence et surtout après tout ce que vous avez pu lui faire subir dans votre relation. Une personne qui devient célibataire n’a ni le besoin et encore moins l’envie de revivre ou de laisser une place dans sa nouvelle vie à son passé. »

Ce post était illustré d’une citation en photo qui dit :

«  Parfois, il faut savoir se retirer du jeu. Ne pas faire de scandale. Ne pas crier, hurler, pleurer. Ne rien dire, et puis partir. Partir oui, mais peut-être ne pas revenir. Arrêter de revenir, justement. » 

Aujourd’hui, je partage ce statut aux yeux de tous car, ici, je peux approfondir. 

Parfois la vie vous surprend, vous prend de court, sans trop rien comprendre, ni sans l’avoir réellement vu venir et vous n’avez qu’une chose à faire : Accepter. 

Dans ces moments, le même schéma se répète : à chaque fois qu’une séparation a lieu dans ma vie, j’ai toujours vu des fantômes du passé refaire surface. C’est presque systématique. Bien évidemment je parle ici de toutes relations confondues, amoureuses ou amicales, masculines et féminines. 

Dans la passé, j’ai toujours répondu positivement à leurs retours dans ma vie. Je prenais du bon temps, sans tellement attendre quelque chose de leurs parts finalement. Bien évidemment, et pour la plupart, ces relations ont toujours eu des recommencements et des fins, puis à nouveaux des recommencements pour mal se terminer, encore. C’était toujours la même chanson, elle tournait en boucle. 

Quelques-unes de ces relations m’ont fait énormément souffrir, autant moralement que physiquement. Pour certaines, ces déceptions et trahisons ont été un vrai calvaire à vivre. J’ai eu des attitudes qui ont effrayé mes proches et avec du recul, je m’en veux énormément de les avoir autant fait souffrir pour si peu, pour eux, et pour ça… 

Plus rien n’est à cacher et comme je l’ai dis plus haut, je vis actuellement une séparation. 

Et comme toujours, la chanson se répète, avec le même air, et toujours ces mêmes personnes. 

Je me demande même si elles n’ont pas un sixième sens pour détecter une personne « fragile », ou une personne en chagrin, une personne célibataire qui est libre d’accepter de nouveau dans sa vie leurs retours. Ou c’est peut-être tout simplement que je dois trop en divulguer sur les réseaux sociaux… Bref, elles sont revenues, certaines comme des fleurs, d’autres normalement sans jouer un jeu, certaines sures d’elles – et un peu trop d’ailleurs sures de leurs capacités de « prédateurs » – puis certaines sont revenues comme à leurs images : vide de sens. 

C’est peut être l’âge mais cette séparation je la vis comme j’en ai jamais vécu aucune autre. Je lis beaucoup, j’analyse beaucoup ce que j’ai fait, ce que j’aurai du faire ou ne pas faire, pourquoi j’ai eu certains comportements inappropriés et totalement faussés par rapport à la réalité des sentiments. Je suis toujours dans cet état d’esprit à l’heure d’aujourd’hui donc il est fort probable que ce travail sur moi même ne soit pas achevé mais il est en cours et mettre des mots dessus m’aide beaucoup à situer la chose. J’autoanalyse mon comportement dans cette relation et j’apprends énormément sur moi. J’apprends que mon passé m’a laissé des traces, des cicatrices et que certains comportements n’étaient que des masques pour tromper l’autre, pour me tromper moi même aussi et fuir la réalité. Ces masques qui trompent ce que vous êtes ne sont là que pour une chose : éviter de vous faire revivre ses blessures du passé. Alors, il est facile de porter ces masques, pour se protéger à nouveau mais le résultat c’est que vous n’êtes pas vous même dans ces moments. A force d’en porter – car vous en avait un pour chaque blessure – votre vie est déguisée d’un costume, un costume qui vous cache, qui vous gache, qui est lourd à porter et surtout qui vous habille d’un autre « être ». 

A 28 ans, j’ai plus envie de porter aucun de ces masques. Ce costume ne me va plus, il me fait du mal car ce n’est qu’un maquillage qui camoufle des souffrances beaucoup plus profondes qu’elles n’en paraissent. Ma vie a eu ces moments difficiles qui ont laissé des marques, des écorchures. Ce sont ça, mes blessures. Pendant toutes ces années, je les ai laissé prendre de la place au plus profond de moi, je les ai caché pour les oublier, je les ai accumulées au fur et à mesure des années et aujourd’hui, je peux le dire, elles m’ont rongé de l’intérieur. 

Je ne me reconnaissais plus, j’étais plus moi ou j’étais faussement moi. Pourquoi j’étais comme ça ? Parce que j’avais  du mal à digérer toutes ces blessures que je n’ai jamais réellement comprises pour la plupart. Aujourd’hui, j’ai mis des mots à ces souffrances, j’ai mis des noms, et le dernier travail qu’il me reste à faire c’est d’accepter qu’elles aient eu lieu, çar elles ont un but, une leçon à donner. Si elles ont eu lieu c’est pour me faire grandir, sans rancunes, ni rancoeurs envers ces personnes et surtout pour ne pas les faire revivre à d’autres. 

Et je sais qu’à partir du moment où j’aurai accepté ces souffrances, toutes mes attitudes seront fidèles à ce que je suis réellement et je pourrai enfin vivre en étant moi même. 

C’est un énorme travail à faire sur soi mais je le sais qu’il est vitale et j’en ai besoin. Je vois le déjà changement car j’ai de nouvelles attitudes qui étonnent, qui surprennent, qui bizarrement ne me ressemblent pas mais enfaite si, c’est réellement moi. 

L’attitude que beaucoup ne comprennent pas c’est que, pour la première fois de ma vie, je n’ai rien répondu aux messages de ces fantômes du passé. Pas un mot, pas une réponse. Cela peut laisser paraître que je me suis mise à snober les gens, ou que je suis devenue une personne avec de la haine, de la rancune ou tout autre ressenti que l’on peut assimiler à une fille qui est encore « blessée » par leurs comportements du passé. 

Alors quoi, la petite Cindy qui pardonne tout et qui est toute gentille, toute naïve, n’est plus ? La Cindy qui ne dit jamais non à une personne qui refait surface dans sa vie change bizarrement d’attitude ? 

Si aujourd’hui, j’écris cet article c’est justement pour dire ça : 

Je n’en veux à plus personne de quoi que ce soit. Je n’ai plus à juger leurs comportements. J’ai peut-être eu mes torts, moi aussi, mais je ne regrette rien car j’ai été juste et fidèle à ce que je suis et surtout aux valeurs que l’on m’a inculqué. Je n’ai plus aucun sentiment, quel qu’il soit, pour toutes ces personnes.  J’ai un jugement très neutre sur eux et je leurs souhaite le meilleur mais, sans moi. Si aujourd’hui, je ne prends pas 2 secondes pour leurs répondre c’est que tout simplement, j’ai accepté le fait qu’ils font partie de mon passé et qu’aujourd’hui, je n’ai plus l’envie, ni de temps et encore moins de place dans mon présent et dans mon futur pour mon passé. Celà peut paraître très égoïste – et je suis désolée que cela soit vu sous cet angle car je ne pense pas l’être – mais j’ai tout simplement accepter le fait de ne plus vivre dans un passé qui a eu sa fin. 

J’ai besoin d’avancer et c’est pour cela que je ne veux pas reculer en redisant bonjour aux histoires anciennes. C’est bien connu, on ne fait pas du neuf avec de l’ancien. 

C’est très facile d’accepter de nouveaux toutes ces personnes dans votre vie et pourtant, j’en ai même pas envie. Tout ce qui est facile à faire n’aide pas à vous améliorer, à aller de l’avant, à accepter une situation, à l’affronter, à la surmonter. Comme il était facile de replonger dans les bras d’un ex, ou de reprendre contact avec un homme qui vous a toujours un peu cherché pour « se changer les idées« , ou de reprendre contact avec une ancienne amie célibataire pour sortir et paraître faussement heureuse. 

J’ai plus envie de tout ça, de ce rôle que l’on se donne pour se rassurer que l’on va bien. J’ai plus envie de renouer avec des relations abîmées ou détruites qui ne mèneront plus à rien sauf à reculer d’avantage.

Accepter d’aller mal, d’aller moins bien, c’est difficile mais c’est humain. Accepter c’est la seule façon de grandir, d’être vous même, et surtout de guérir plus vite. Admettre que vous n’allez pas bien, ne pas se mentir à soi même, pour aller mieux par la suite. Et surtout, accepter votre passé, ces relations belles ou moins belles, peu importe, accepter leurs fins pour construire et débuter quelque chose de plus beau, de plus vrai, de meilleur pour vous et également pour eux. 

Rester bloqué dans un passé ne fera que freiner votre avenir. On peut avoir des regrets, et parfois revenir sur ces choix ou décisions, mais on ne revient pas à chaque fois, pas tout le temps. Et surtout, si vous revenez, encore, accepter que l’autre ne veuille pas comme elle aura accepter de vous laisser partir quand vous l’avez voulu. N’apparaissez pas dans la vie d’une personne si vous savez, au fond de vous, que vous disparaîtrez encore. C’est la suite logique. Toutes les relations ont leurs durées, et j’estime, aujourd’hui, que toutes celles de mon passé ont eu leurs fins. On ne gagne rien à trop regarder en arrière, l’avenir est devant nous et le meilleur est à aller chercher, tout simplement. 

« Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était et aie confiance en ce qui sera »

Prenez soin de vous.

 

 

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